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Les loyers annoncés au Canada ont reculé de 3,6 % sur un an au deuxième trimestre

Le loyer moyen annoncé d'un deux-chambres dans les régions métropolitaines canadiennes s'établissait à 2 130 dollars canadiens par mois au deuxième trimestre 2026.

Le loyer moyen affiché d'un logement de deux chambres dans l'ensemble des régions métropolitaines de recensement du Canada s'élevait à 2 130 dollars canadiens par mois au deuxième trimestre 2026, soit 3,6 % de moins qu'au même trimestre de 2025. Tous les montants de loyer de cette publication sont exprimés en dollars canadiens. Statistique Canada a diffusé les statistiques trimestrielles sur les loyers le 9 septembre 2026.

Un recul national de cette ampleur est inhabituel dans un pays où les loyers ont progressé vivement pendant l'essentiel de la période postpandémique, et il ne se répartit pas uniformément. Les plus fortes baisses annuelles concernent Abbotsford-Mission et Calgary, à 6,4 % chacune, devant Montréal à 5,2 % et Vancouver à 4,1 %. Quatre régions sont allées en sens inverse : Thunder Bay progresse de 6,5 %, Sherbrooke de 5,7 %, Halifax de 5,3 % et Saskatoon de 5,2 %.

Les grandes villes baissent, les moyennes montent

Le motif de cette liste constitue l'information principale. Les quatre baisses les plus marquées concernent toutes des marchés importants ou coûteux, ceux qui avaient absorbé les hausses de loyer les plus fortes ces dernières années. Les quatre progressions se situent dans des centres de taille moyenne. Quel que soit le facteur qui détend le marché locatif, il apparaît d'abord là où les loyers étaient montés le plus haut, tandis que les marchés plus petits rattrapent encore leur retard.

Les niveaux restent très éloignés même après ces mouvements. Vancouver affiche toujours le loyer moyen annoncé le plus élevé, à 3 030 dollars canadiens, devant Toronto à 2 650, Victoria à 2 640 et Halifax à 2 400. Un locataire à Vancouver fait face à un loyer affiché supérieur d'environ 42 % à la moyenne nationale, et ce après une baisse annuelle de 4,1 %.

L'affiché n'est pas ce qui se paie

La publication donne également le loyer moyen réellement payé, disponible pour dix-huit régions métropolitaines, et cette comparaison en constitue le détail le plus utile. À Vancouver, le loyer moyen affiché de 3 030 dollars canadiens se compare à un loyer moyen payé de 2 470. À Toronto, les deux montants sont de 2 650 et 2 160. Statistique Canada note que le loyer affiché dépassait le loyer payé dans presque toutes les régions, à trois exceptions près où le payé égalait ou dépassait l'affiché : Calgary, Regina et Edmonton.

L'écart existe parce que les locataires en place paient généralement des loyers fixés lors d'années antérieures, dans d'autres conditions, alors que la série des loyers affichés ne mesure que l'offre actuelle. Pour un investisseur qui modélise des revenus, la distinction n'a rien d'académique. Les loyers affichés se retournent en premier et le plus fortement ; les loyers payés suivent avec un décalage qui se mesure en cycles de bail, non en trimestres. À Calgary, Regina et Edmonton, où le payé a rattrapé l'affiché, ce décalage est déjà refermé.

Les deux jambes du rendement bougent ensemble

Notre instantané du Canada, daté du 7 septembre 2026, retient une moyenne nationale de 4 320 dollars américains le mètre carré, un rendement locatif brut de 5,72 % et une variation annuelle des prix de -3,3 %, issue de l'indice des prix des propriétés MLS de l'Association canadienne de l'immeuble pour juillet 2026.

Rapproché des -3,6 % du jour sur les loyers, un phénomène discrètement inhabituel apparaît : prix et loyers baissent presque exactement au même rythme. Un rendement est un rapport, et lorsque numérateur et dénominateur se contractent de concert, le rapport bouge à peine. Le rendement brut canadien de 5,72 % tient donc non parce que le marché serait stable, mais parce que ses deux composantes se réduisent ensemble. L'ajustement se lit dans les niveaux, pas dans le rendement affiché. Les frais de transaction complets ressortent à 10,6 % dans notre cas standardisé et l'imposition effective des revenus locatifs d'un non-résident à 20,72 %. Le Bubble Risk s'établit à 45, dans la bande modérée.

Sources: Statistics Canada, Quarterly rent statistics second quarter 2026, 9 September 2026 https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/260909/dq260909c-eng.htm

Market data: Canada