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L'indice des prix immobiliers canadien remonte en juillet, une première depuis novembre 2024

L'indice MLS des prix des propriétés a gagné 0,1 % en juillet, sa première hausse mensuelle en 20 mois, les ventes progressant pour un quatrième mois et les stocks tombant à 4,7 mois.

L'Association canadienne de l'immeuble a annoncé le 18 août 2026 que son indice MLS des prix des propriétés avait progressé de 0,1 % d'un mois sur l'autre en juillet. L'ampleur du mouvement est dérisoire ; son existence ne l'est pas. C'est la première hausse mensuelle depuis novembre 2024, qui met fin à une série de vingt mois de baisse. Sur un an, l'indice reste en repli de 3,3 %, mais il s'agit du plus faible recul annuel depuis octobre 2025.

Quatre mois de ventes en hausse, trois mois d'inscriptions en baisse

Les ventes ont progressé de 0,5 % par rapport à juin, quatrième gain mensuel d'affilée, tout en restant inférieures de 5,3 % à juillet 2025 en données non désaisonnalisées. Les nouvelles inscriptions ont reculé de 1,6 %, troisième baisse consécutive. Ce sont ces deux courbes évoluant en sens contraire qui ont produit le résultat sur les prix. Les mois d'inventaire sont tombés à 4,7, le niveau le plus bas de 2026 et en dessous de la moyenne de long terme de 5,0. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions s'établissait à 51,3 % contre une moyenne historique de 54,7 % : un marché équilibré, qui n'est plus dominé par les acheteurs.

Une moyenne nationale qui masque trois marchés différents

Le prix moyen national s'est établi à 674 819 dollars canadiens, en hausse de 0,2 % sur un an. En dessous, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador restent à la lisière des conditions d'un marché de vendeurs, tandis que l'Ontario et le Lower Mainland de la Colombie-Britannique sont passés d'un marché d'acheteurs à l'équilibre. Ce sont précisément ces deux régions qui ont tiré l'indice national vers le bas pendant l'essentiel des deux dernières années : leur stabilisation fait donc l'essentiel du travail dans le chiffre de juillet.

La contrainte que rencontre d'abord un acheteur étranger

L'instantané canadien de Glopra au 17 août 2026 affiche une moyenne nationale de 4 320 dollars le mètre carré, en baisse de 3,6 % sur douze mois et de 6,1 % sur cinq ans, pour un rendement locatif brut de 5,72 % et un rapport prix/revenu de 7,5. Le score de bulle de 45 se situe dans la bande modérée — un déplacement considérable par rapport au rang qu'occupait le Canada en 2022. Les 3,6 % relevés par Glopra et les −3,3 % de l'Association décrivent le même repli sur des bases différentes et pointent dans le même sens.

Le problème concret pour un acquéreur international, c'est que ce retournement lui est largement inaccessible. L'interdiction canadienne d'achats résidentiels par des non-résidents court jusqu'en 2027, avec des exemptions étroites. Des coûts de transaction normalisés de 10,6 % et un taux effectif d'imposition locative de 20,7 % dans le cas non-résident retenu par Glopra réduisent encore la liste des scénarios où un achat étranger tient la route. Les données de juillet signalent un plancher possible des prix canadiens ; pour la plupart des investisseurs étrangers, elles signalent un plancher auquel ils ne peuvent pas encore acheter.

Un mois n'est qu'un mois

Un mouvement mensuel de 0,1 % se situe pleinement dans la plage que des révisions et la correction des variations saisonnières peuvent effacer. L'Association elle-même reste prudente dans sa présentation, et l'indice annuel demeure négatif. Ce qui confirmerait le retournement, c'est un deuxième puis un troisième mois affichant la même combinaison — ventes en hausse, nouvelles inscriptions en baisse, stocks sous la moyenne de long terme — plutôt que la courbe des prix elle-même.

Sources: Canadian Real Estate Association, national statistics release (18 Aug 2026) https://www.globenewswire.com/news-release/2026/08/18/3346632/0/en/canadian-home-sales-climb-again-in-july.html; CREA statistics portal https://stats.crea.ca/en-ca/

Market data: Canada