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Les mises en chantier canadiennes se sont maintenues à 229 046 en août, Montréal construisant plus que Toronto

Les mises en chantier canadiennes ont atteint un rythme annualisé désaisonnalisé de 229 046 en août, contre 229 360 révisés en juillet. La tendance sur six mois a cédé 1,3%.

Les mises en chantier résidentielles canadiennes se sont établies à un rythme annualisé désaisonnalisé de 229 046 unités en août 2026, contre un chiffre révisé de 229 360 en juillet, selon les données publiées par la société canadienne d'hypothèques et de logement le 16 septembre 2026. L'écart entre les deux mois est de 314 unités, soit environ un dixième de point de pourcentage. Le chiffre national n'a pratiquement pas bougé.

Le mouvement se trouve dans la composition et dans les villes.

La tendance baisse alors que le mois est plat

La moyenne mobile sur six mois de la société, que l'agence privilégie elle-même parce qu'elle lisse la volatilité des projets collectifs, s'établissait à 244 149 unités en août, en baisse de 1,3% par rapport à juillet.

Les mises en chantier réelles dans les centres de 10 000 habitants ou plus atteignent 17 691 en août, 2% de moins qu'en août 2025. Depuis le début de l'année, ces centres ont enregistré 149 542 mises en chantier, 4% de moins que sur la même période de 2025.

Kevin Hughes, économiste en chef adjoint de la société, a attribué cette orientation à des compensations provinciales : les mises en chantier ont continué de fléchir légèrement en août, les gains modestes au Québec et en Alberta n'ayant compensé que partiellement le recul des autres provinces, au premier rang desquelles l'Ontario.

Un point de pourcentage n'est pas le même nombre de logements

Sur la tendance de six mois, les mises en chantier de maisons individuelles atteignent 45 067 unités, en hausse de 2%, tandis que les mises en chantier de logements collectifs atteignent 199 081 unités, en baisse de 2%.

Les deux pourcentages s'annulent ; les deux effectifs non. Sur cette mesure, la construction collective représente plus de quatre fois la construction individuelle, si bien qu'un mouvement de 2% dans la grande catégorie correspond à environ quatre fois plus de logements qu'un mouvement de 2% dans la petite. Qui ne voit que les pourcentages conclurait à un marché équilibré. Il ne l'est pas.

Montréal construit désormais plus que Toronto

Sur cette même tendance de six mois, Montréal enregistre 30 492 unités en hausse de 6%, Toronto 25 131 unités sans variation, et Vancouver 24 523 unités en hausse de 6%.

Toronto est le plus grand marché résidentiel du pays par la population et se classe aujourd'hui troisième des trois pour la dynamique d'activité et deuxième pour le niveau. Montréal, sur cette mesure, met en chantier davantage de logements que Toronto.

Construction stable face à des prix en baisse

Notre ligne Canada enregistre une moyenne de 486 953 USD par logement au relevé du 13 septembre 2026, tirée de données de transactions de juillet 2026, et nous la classons en fiabilité moyenne. Sur douze mois, les prix reculent de 3,3% en dollars canadiens et de 3,2% en dollars américains, les deux valeurs se superposant presque parce que le dollar canadien a très peu bougé face au dollar américain sur la période.

C'est cet appariement qui mérite qu'on s'y arrête. Les mises en chantier se maintiennent à peu près au même niveau pendant que les prix baissent. Une offre nouvelle qui arrive sur un marché aux valeurs en repli prolonge généralement une correction plutôt qu'elle ne la clôt, et les mises en chantier canadiennes depuis le début de l'année restent malgré tout 4% sous celles de l'an dernier.

Sur dix ans, le marché progresse de 35,6% en dollars canadiens et de 29,9% en dollars américains. Les frais de transaction complets atteignent 10,6% et l'imposition effective des revenus locatifs 20,72%. Notre score de bulle pour le Canada est de 45, dans la bande modérée.

Nous ne publions aucun rendement locatif pour le Canada, parce que nous disposons d'un prix national fondé sur les transactions mais d'aucun loyer national issu du même éditeur et de la même période pour l'apparier. Plutôt que de diviser le prix d'un éditeur par le loyer d'un autre, nous laissons le rendement vide et disons pourquoi.

Les acheteurs étrangers doivent aussi noter la règle de propriété inscrite sur la ligne : l'achat de biens résidentiels par des étrangers est interdit jusqu'en 2027. Quoi que les chiffres de construction du jour disent de l'offre, le bassin d'acheteurs pour lequel on bâtit n'inclut actuellement pas les particuliers étrangers.

Sources: Canada Mortgage and Housing Corporation, Housing starts and construction data for August 2026, 16 September 2026 https://www.cmhc-schl.gc.ca/media-newsroom/news-releases/2026/housing-starts-construction-data-august-2026; CMHC release via Cision Newswire, 16 September 2026 https://www.newswire.ca/news-releases/housing-starts-and-construction-data-for-august-2026-883695558.html

Market data: Canada