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L'Angleterre a autorisé 212 000 logements sur l'année à juin, soit 12 % de moins qu'un an plus tôt

Les communes anglaises ont autorisé 212 000 logements sur l'année à juin 2026, contre 242 000, tandis que les décisions d'urbanisme ont reculé de 8 % au deuxième trimestre.

Les autorités d'urbanisme de district en Angleterre ont autorisé 212 000 logements sur l'année close en juin 2026, soit 12 % de moins que les 242 000 autorisés sur l'année close en juin 2025, selon les chiffres publiés le 24 septembre 2026 par le ministère du Logement, des Communautés et des Collectivités locales. Sur le seul trimestre d'avril à juin, les communes ont statué sur 74 500 demandes de permis, 8 % de moins qu'un an plus tôt, et en ont reçu 78 700, en baisse de 2 %.

Le taux d'accord a tenu, pas le volume

Sur les décisions du deuxième trimestre, 65 200 ont été favorables, soit 88 % de l'ensemble des décisions, un niveau inchangé par rapport au même trimestre de 2025. Les communes ne refusent donc pas une part plus grande de ce qui leur parvient : elles traitent simplement moins de dossiers. Sur l'année complète à juin, 314 200 demandes ont été reçues et 291 900 traitées, toutes deux en baisse de 5 %, dont 254 100 accordées, soit un taux de 87 %. Le taux d'accord s'est échelonné de 84 % à Londres à 92 % dans le Nord-Est, et l'évolution des demandes reçues d'une baisse de 8 % dans le Nord-Est à une hausse de 3 % dans le Nord-Ouest.

L'essentiel du recul vient des travaux de particuliers, extensions et aménagements de combles : 37 700 décisions, en baisse de 14 % sur un an, représentant 51 % de toutes les décisions contre 54 % un an plus tôt.

Les décisions résidentielles ont mieux résisté que le chiffre global

Les dossiers strictement résidentiels ont mieux tenu. Les communes ont rendu 9 100 décisions résidentielles et en ont accordé 6 900, chacune en baisse de 2 %. Dans ce total, 900 opérations résidentielles majeures ont été autorisées, en baisse de 3 %, et 6 000 mineures, en baisse de 2 %. Les dossiers commerciaux ont davantage reculé : 1 600 décisions et 1 400 accords, tous deux en baisse de 6 %.

Le pipeline glisse vers son stade le plus précoce

La scission la plus parlante oppose les deux voies d'entrée dans le système. Sur l'année à juin, les demandes de principe se sont élevées à 2 930, en baisse de 6 %, mais les logements qu'elles couvraient ont bondi de 41 %, à 246 000. Les demandes détaillées sont restées stables à 22 730, et les logements couverts ont reculé de 8 %, à 274 000. Les promoteurs continuent d'injecter de grands terrains dans le système, mais de plus en plus au stade qui fixe le principe de la constructibilité, et non à celui qui permet d'ouvrir le chantier. C'est un pipeline qui s'allonge, pas un pipeline qui se remplit.

Les délais racontent la même chose. Quelque 91 % des demandes majeures ont été tranchées en 13 semaines ou dans un délai convenu, sans changement sur un an, mais seulement 19 % dans les 13 semaines légales, en baisse de 4 points de pourcentage. Pour les demandes mineures, 87 % ont respecté le délai ou la prolongation convenue, en baisse de 1 point, tandis que 39 % ont respecté les 8 semaines légales, en baisse de 3 points. Ce sont les prolongations convenues qui font le travail, pas les délais légaux.

L'offre se resserre alors que les prix bougent à peine

Le côté prix n'a pas réagi. Les prix britanniques du logement évoluent environ 2,0 % au-dessus de leur niveau d'il y a un an, un rythme modeste qui s'est maintenu pendant tout le ralentissement des autorisations. Le logement moyen vaut environ 367 751 dollars américains et le loyer privé moyen environ 1 883 dollars par mois, ce qui donne ensemble un rendement brut de 6,14 %, ou 5,01 % après un impôt effectif de 18,51 % sur une location par un non-résident. Sur dix ans, les prix britanniques ont progressé de 37,9 %, et de 13,8 % sur cinq ans, ce qui reste modéré à l'échelle européenne et se traduit par un score de risque de bulle de 41, dans la bande modérée. Les coûts de transaction complets atteignent 9,8 %.

Une réserve accompagne ces chiffres : le Royaume-Uni ne publie pas de prix au mètre carré. Les valeurs de 3 831 dollars le mètre carré à la vente et de 19,61 dollars le mètre carré par mois à la location résultent de la division des chiffres officiels par logement par la même surface moyenne de 96 mètres carrés issue de l'enquête anglaise sur le logement. Comme le même diviseur s'applique des deux côtés, le rendement n'en est pas affecté ; seul le niveau de prix est une estimation.

Sources: Ministry of Housing, Communities and Local Government (MHCLG), Planning applications in England April to June 2026, statistical release, 24 September 2026 https://www.gov.uk/government/statistics/planning-applications-in-england-april-to-june-2026/planning-applications-in-england-april-to-june-2026-statistical-release

Market data: United Kingdom