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Toronto : les prix de l'immobilier reculent de 4,5 % en juillet, l'offre nouvelle s'effondre

Les ventes du Grand Toronto ont fléchi de 0,9 % en juillet, le prix moyen a cédé 4,5 % à 1 003 956 dollars et les nouvelles inscriptions ont chuté de 17,8 %.

Le marché résidentiel du Grand Toronto s'est contracté sur tous les axes en juillet, mais c'est l'offre qui s'est contractée le plus vite — et cela change le récit. Le Toronto Regional Real Estate Board a recensé 5 995 ventes via son système MLS, en baisse de 0,9 % sur un an, dans des chiffres publiés le 6 août. Le prix de vente moyen a reculé de 4,5 % sur douze mois, à 1 003 956 dollars. Le chiffre qui frappe reste toutefois celui des nouvelles inscriptions : en recul de 17,8 %, à 14 484.

Moins d'offre, un plancher plus solide

Quand les ventes reculent de 1 % et l'offre nouvelle de 18 %, le rapport de force entre acheteurs et vendeurs se resserre, même si les prix baissent. Le président du TRREB, Daniel Steinfeld, l'a dit sans détour : « Les ventes représentant une part croissante des inscriptions, les acheteurs pourraient trouver moins de marge de négociation à l'avenir. » Le directeur de l'information, Jason Mercer, a ajouté que les dernières données sur la croissance et l'emploi avaient « surpris à la hausse » — l'argument de l'organisme en faveur d'une stabilisation des prix plutôt que d'un décrochage plus profond.

Une correction qui dure

Le repli annuel de 4,5 % enregistré en juillet rejoint ce que les données de Glopra montrent depuis des mois : les prix canadiens sont en baisse de 3,6 % sur un an sur notre tableau, avec une moyenne nationale d'environ 4 320 dollars le mètre carré et un rendement locatif brut de 5,72 % (instantané : 23 juillet 2026). Le prix moyen torontois ne dépasse plus que de peu la barre du million de dollars canadiens, seuil psychologique que le marché a franchi dans les deux sens depuis 2022.

Pour l'investisseur étranger, l'arithmétique est à double tranchant. Un marché plus faible signifie des prix d'entrée nettement inférieurs au sommet de 2022, mais le Canada continue de restreindre la plupart des acquisitions résidentielles par des non-résidents : la voie concrète vers cette correction passe donc par les catégories exemptées et par des montages commerciaux-résidentiels, pas par le simple achat d'un condo.

Le grief structurel

Le TRREB a profité de la publication pour redire son argument sur l'offre. Son directeur général, John DiMichele, a désigné « un zonage restrictif, des règles dépassées, des taxes et frais élevés et des délais d'approbation » comme les forces qui maintiennent le logement cher, même dans un marché baissier. L'effondrement des nouvelles inscriptions en juillet suggère que les vendeurs, eux au moins, partagent ce constat : ce n'est pas un marché où l'on se précipite.

Données de cet article : TRREB Market Watch, 6 août 2026 ; Glopra Market Data, instantané du 23 juillet 2026.

Sources: TRREB via GlobeNewswire https://www.globenewswire.com/news-release/2026/08/06/3339984/0/en/GTA-Housing-Market-Tightens-in-July.html; BNN Bloomberg https://www.bnnbloomberg.ca/business/real-estate/2026/08/06/greater-toronto-home-sales-tick-lower-in-july

Market data: Canada