Les accords de prêt immobilier au Royaume-Uni tombent à 56 053 en juillet, un plus bas depuis janvier 2024
Les prêteurs britanniques ont accordé 56 053 crédits d'acquisition en juillet, un plus bas depuis janvier 2024, après un nouveau renchérissement des taux fixes à la mi-juillet.
Les prêteurs britanniques ont accordé 56 053 crédits immobiliers destinés à l'achat d'un logement en juillet, contre 58 215 en juin, soit le total mensuel le plus faible depuis janvier 2024, où le chiffre s'établissait à 56 032. La publication Money and Credit de la Banque d'Angleterre, parue le 1er septembre, enregistre donc un plus bas de deux ans et demi obtenu de justesse : 21 accords seulement séparent juillet 2026 du creux précédent.
L'ampleur de la baisse dépend de l'étalon retenu
Anthony Codling, de RBC Capital Markets, a chiffré le repli à 3,7 % sur un mois et 15 % sur un an, ce qui place les accords 7,3 % sous leur moyenne quinquennale. Rapporté plutôt aux six derniers mois, dont la moyenne avoisine 60 800, juillet accuse un manque d'environ 8 %. Dans les deux cas la direction est identique et l'ampleur reste modérée : ce marché perd de l'élan, il ne se grippe pas.
Le rachat de crédit tient là où le crédit à l'acquisition faiblit
Les accords de renégociation ont évolué en sens inverse, remontant à quelque 34 500 contre 34 100 en juin. Cette divergence est celle que l'on attend d'un marché sensible aux taux : l'emprunteur qui sort d'une période fixe arrivée à échéance doit conclure quel que soit le prix, tandis que l'acquéreur libre de son calendrier peut tout simplement attendre. Dans la même publication, le crédit net à la consommation est passé de 1,9 à 2,0 milliards de livres en juillet, dont 0,9 milliard sur les cartes de crédit et 1,1 milliard d'autres prêts.
Le marché accuse le repricing de la mi-juillet
Lucian Cook, de Savills, a lié la faiblesse directement à la hausse du coût des prêts à taux fixe à la mi-juillet, qui a selon lui empêché les améliorations observées ailleurs de se traduire en transactions abouties. Hina Bhudia, de Knight Frank Finance, a mis en avant les tensions géopolitiques et des prix de l'énergie élevés qui poussent les taux hypothécaires vers le haut, tandis que Mark Harris, de SPF Private Clients, a qualifié les taux de swap d'extrêmement volatils. The Negotiator a rapporté que le taux effectif sur les crédits nouvellement tirés est passé de 4,35 % à 4,45 % en juillet, la production nette de crédit immobilier tombant à 4,3 milliards de livres contre 7,7 milliards en juin — une chute bien plus marquée que ne le laisse entendre le seul chiffre des accords.
Ce que cela fait aux prix, et à quelle échéance
Les données britanniques de Glopra font état de prix en hausse de 2,0 % sur douze mois, pour une moyenne nationale de 3 850 dollars le mètre carré et un rendement locatif brut de 7,35 % — le plus élevé parmi les grands marchés d'Europe occidentale que nous notons. Le risque de bulle ressort à 41 sur 100, dans la bande modérée.
Un accord de prêt est un engagement de financement, pas une vente conclue : la faiblesse de juillet se lira donc dans les volumes de transactions de l'automne, pas dans un indice publié aujourd'hui. Ce décalage explique aussi pourquoi un unique mois mou ne doit pas être lu comme un retournement — les accords sont déjà passés sous 60 000 dans ce cycle sans que les prix suivent. Ce qui changerait la lecture, c'est le taux effectif. À 4,45 % et en hausse, ce sont les coûts de financement qui font le travail ici, et les accords ont peu de chances de se redresser bien avant eux.
Sources: PA via The Irish News (Bank of England Money and Credit, July 2026), 1 Sep 2026 https://www.irishnews.com/news/uk/home-buyer-mortgage-approvals-fall-to-lowest-level-in-more-than-two-years-4KPKZYIWCBLLJEXQIEOU2XVHNE/; The Negotiator, 2 Sep 2026 https://thenegotiator.co.uk/news/uk-housing-market-news/market-bounce-stalls-as-mortgage-approvals-fall/
Market data: United Kingdom