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Le solde des prix britanniques se stabilise à -28 % en août, selon l'enquête RICS

L'enquête RICS d'août 2026 affiche un solde net des prix de -28 %, des demandes d'acquéreurs à -19 % et des anticipations de loyers à +44 %, le signal le plus net.

L'enquête RICS sur le marché résidentiel britannique pour août 2026, publiée le 10 septembre, fait état d'un solde net des prix de -28 %, après -29 % en juillet. Les experts qui constatent des baisses restent plus nombreux que ceux qui constatent des hausses, mais la dégradation a cessé de s'aggraver. La demande s'est améliorée plus visiblement : les nouvelles demandes d'acquéreurs ressortent à -19 %, la lecture la moins négative depuis janvier, et les ventes conclues à -17 %, la moins négative depuis février.

« Les indicateurs du marché de la vente continuent de remonter depuis leurs récents points bas, même si l'incertitude sur les taux reste un vent contraire important », a déclaré Simon Rubinsohn, chef économiste de la RICS.

L'offre est le chiffre discret

Les nouveaux mandats de vente affichent un solde net de 0 % : autant d'experts signalent davantage de biens arrivant sur le marché que l'inverse. Les expertises de marché, signal plus précoce de ce qui sera mis en vente dans les mois à venir, s'établissent à -17 %. Un marché où la demande se redresse depuis un point bas tandis que le vivier d'expertises se contracte voit son excédent de stock s'amincir de lui-même, sans que les prix aient à faire le travail.

Les anticipations se séparent selon l'horizon. Le solde des ventes à trois mois est de -3 %, c'est-à-dire plat. Le solde des prix à douze mois est de +6 %, modérément positif. Ce chiffre national positif n'est pas partagé partout : les répondants anticipent des trajectoires de prix négatives à douze mois pour Londres, l'Est-Anglie, le Sud-Est, le Yorkshire-et-Humber et le Sud-Ouest. Sur les prix actuels, l'Irlande du Nord est la seule région signalée en hausse, le Nord-Ouest maintient une croissance douce et Londres recule plus fortement que la moyenne britannique, tout en s'améliorant.

La tension se situe dans la location

Les indicateurs locatifs sont bien plus tranchés que ceux de la vente. La demande locative atteint +18 % tandis que les mandats de bailleurs tombent à -14 %, et le solde net des anticipations de loyers pour les trois prochains mois atteint +44 %. Une demande qui progresse face à une offre de mandats locatifs qui se réduit constitue la configuration classique d'une hausse des loyers, et c'est exactement ce que les experts intègrent.

Ce que cela dit, et ne dit pas, des prix

Un solde net n'est pas un indice de prix. Il enregistre la part des experts signalant des hausses moins celle signalant des baisses : il mesure donc une direction et une ampleur de diffusion, pas une magnitude. Cette distinction compte face aux données dures : notre propre instantané pour le Royaume-Uni, daté du 7 septembre 2026, retient une variation annuelle des prix de 2,0 %, issue de l'indice des prix du logement de l'ONS et du HM Land Registry pour juin 2026. Un solde d'opinion de -28 % et une variation annuelle mesurée de +2,0 % ne s'opposent pas : ce sont deux instruments portant sur des périodes de référence différentes.

Le même instantané retient une moyenne nationale de 3 850 dollars le mètre carré, un rendement locatif brut de 7,35 % et un rapport prix/revenu de 8,0. Notre score Bubble Risk pour le Royaume-Uni est de 41, dans la bande modérée. Pour un acheteur transfrontalier, deux postes pèsent le plus : des frais de transaction complets d'environ 9,8 % et une imposition effective d'environ 18,51 % sur les revenus locatifs d'un non-résident dans notre cas standardisé, lecture prudente établie sans l'abattement personnel.

Sources: RICS UK Residential Market Survey, August 2026 https://www.rics.org/content/dam/ricsglobal/documents/market-surveys/August-2026-UK-Residential-Market-Survey.pdf

Market data: United Kingdom