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Les dépenses de construction résidentielle aux États-Unis ont chuté de 7,3 % sur un an, à 859 milliards de dollars en juillet

Les dépenses privées de construction résidentielle américaines ont atteint 859 milliards de dollars annualisés en juillet, en baisse de 1,3 % sur le mois et de 7,3 % sur un an.

Les dépenses privées de construction résidentielle aux États-Unis se sont établies à 859 milliards de dollars en rythme annualisé en juillet 2026, en repli de 1,3 % par rapport à juin et de 7,3 % sur un an, selon les chiffres du Census Bureau publiés le 1er septembre. L'ensemble des dépenses de construction, toutes catégories confondues, a atteint 2 160 milliards de dollars, soit 3,8 % de moins qu'en juillet 2025 : le bâtiment résidentiel se contracte donc environ deux fois plus vite que la construction dans son ensemble.

La commande publique a reculé aussi

La construction résidentielle totale, publique et privée réunies, s'est élevée à 871,2 milliards de dollars en rythme annualisé. La part publique est faible, 12,2 milliards, et a reculé de 5,2 % sur un an : aucun programme public n'amortit donc la baisse du privé, les deux pointent vers le bas en même temps. Là où plusieurs gouvernements européens ont élargi leurs programmes de logement public à mesure que l'activité privée faiblissait, les États-Unis ne pratiquent actuellement pas ce type de compensation à une échelle significative.

Une mesure en dollars, pas en logements

Une mise en garde accompagne toute série de dépenses de construction : elle compte des dollars, pas des logements. Les coûts des intrants du bâtiment ont augmenté depuis 2025 ; une baisse de 7,3 % des sommes engagées implique donc un recul de l'activité physique plus marqué que ne le laisse penser le titre. La série capte la main-d'œuvre, les matériaux et les travaux réalisés, et elle décline en termes nominaux au moment précis où ce que ces dollars achètent est devenu plus cher.

Le versant des prix n'a pas cédé

La baisse des dépenses de construction ne s'est pas transmise aux prix. L'instantané américain de Glopra fait apparaître une moyenne nationale d'environ 2 454 dollars le mètre carré, un rendement locatif brut de 6,71 % et des prix en hausse de 2,2 % sur un an selon l'indice de la FHFA. C'est une croissance lente au regard de 2021 ou 2022, mais c'est une croissance, et elle coexiste avec un pipeline qui se contracte de 7,3 %. Construire moins sur un marché où les prix conservent une dynamique positive, c'est exactement le mécanisme par lequel un problème d'accessibilité cesse d'être conjoncturel pour devenir structurel.

Deux lectures, également défendables

Le repli des constructeurs peut se lire comme une réaction rationnelle à une demande faible : un marché qui s'assainit, une offre qui s'ajuste à ce que les acheteurs sont réellement prêts à payer. Il peut tout aussi bien se lire comme le prélude à la prochaine pénurie, puisque les logements non lancés en 2026 ne pourront pas être vendus en 2028. Les deux lectures sont compatibles avec les données de juillet. Ce qui les départagera, ce sont les prochains mois de la série : une stabilisation autour de 859 milliards de dollars appuierait la première, tandis que des baisses continues de l'ordre de 1 % par mois conforteraient la seconde.

Sources: US Census Bureau, Construction Spending, July 2026 release, 1 Sep 2026 https://www.census.gov/construction/c30/news.html; Scotsman Guide (Census construction spending analysis), 1 Sep 2026 https://www.scotsmanguide.com/news/residential-construction-spending-falls-in-july/

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